Le Bundesgartenschau de Berlin

Licence III, S5 - Année 2010

Etude réalisée en groupe : Pierre Grange / Mong-Thao Nguyen / Miguel Pinilla / Violette Prost 

 

Sommaire :

Le contexte : Historique • Le Bundesgartenschau / BUGA Berlin • Grüne Häuser (Les Maisons Vertes)

Les projets : Schneider-Wessliing • Thomas Herzog • Bernd Faskel • Peter Struzebecher • Otto Steidle

La référence : Zac Desjoyaux St Etienne

 

 pdf : BUGA, Berlin 1985 BUGA, Berlin 1985

 

Extrait :

Le continent européen et principalement l’Etat allemand doivent se reconstruire après la Seconde Guerre Mondiale. En 1949, sous une période de grande tension parmi les alliés, et lors d’une méfiance mutuelle et constante entre l’Est et l’Ouest, deux états seront fondés dans la même année : la RFA à l’Ouest et la RDA à l’Ouest. En comparaison avec la Première Guerre Mondiale, cette fois ci, le gouvernement états-unien va aider économiquement les pays européens à travers le Plan Marshall, ce qui permettra aux gouvernements de redémarrer leurs économies, de créer du travail, impulser l’industrie, établir un marché et de reconstruire leurs villes. Pendant cette période, les architectes tiendront une position importante puisque le futur des villes prendra forme entre leurs mains.

Parallèlement, le contexte mondial ne cessera d’évoluer malgré les catastrophes occasionnées par la guerre. Les pays les plus développés (les Etats-Unis et l’Union Soviétique) s’engagent dans une bataille pour la domination du monde, ce qui engendra la Guerre Froide. En même temps, de nombreuses guerres pour l’indépendance se développent sur toute la planète (la Corée, l’Algérie, l’Indochine, le Maroc).

En architecture, les constructions d’après-guerre s’établissent sous une atmosphère euphorique, mais restent simultanées à une époque de besoin. Cet optimisme se traduit par un style d’architecture particulière : joyeuse, légère et modéré, en comparaison avec la première moitié du XXe siècle. En revanche, les logements seront parfois perçus comme des bâtiments sans recherche esthétique, répondant seulement a une demande sociale. Malgré tout, toutes les architectures sont possibles durant cette époque. C’est ainsi que Mies van der Rohe construisit la Farnsworth House en 1951 ; le New Brutalism, présenté par Allison et Peter Smithson sera très répandu en Angleterre ; et le musée Guggenheim de Frank Lloyd Wright fera son entrée à New York.

Les années suivantes vont se développer avec à peu près la même dynamique. Les femmes continueront à s’émanciper et le Baby boom atteindra sa fin, ceci dû à l’apparition de la pilule contraceptive. Après l’initiative du président Juscelino Kubitschek, en 1960, la ville de Brasilia sera présentée comme la nouvelle capitale du Brésil. L’année suivante, l’Union Soviétique sera à l’origine d’un grand pas pour l’histoire de l’humanité grâce à Youri Gagarine, lors de sa première excursion dans l’espace. Un grand nombre de pays africains vont retrouver leur indépendance, tout comme les faits de mai 1968 à Paris bouleverseront la France, porteurs d’un discours dirigé contre le capitalisme, l’impérialisme, la société traditionnelle et la doctrine politique du président De Gaulle.

Durant la même année, les premiers questionnements sur le mode de vie des personnes commencent à apparaître. L’enthousiasme économique en Europe préoccupera les intellectuels de l’époque. Aurelio Peccei et Alexander King vont organiser la première réunion du Club de Rome. Avec l’intention de proposer des solutions aux dirigeants nationaux, cette réunion a débattu des problèmes planétaires présents et futurs, et de ce fait les notions de développement durable et d’empreinte écologique apparaissent dans un contexte mondial. Les conclusions de cette réunion seront publiées plus tard sous le nom « The limits to Growth » par des chercheurs du MIT. En 1974, une deuxième réunion appelée « Stratégie pour demain » prend place au sein de cette organisation. En même temps, en 1972, à Stockholm, le premier Sommet de la terre se déroule, le propos étant de lier développement et environnement dans un cadre global. Ce sommet aboutira sur la création de l’United Nations Environment Programme UNEP, ainsi que sur une déclaration finale sur l’environnement des Nations Unies.

En 1973, pendant la guerre de Kippour, les pays membres de l’OPEP vont être à l’origine du premier choc pétrolier . Des politiques se mettent en place pour trouver d’autres sources d’énergie, et pour le cas de la France, particulier et unique dans cette période, elles consistent au développement d’un programme de construction de centrales nucléaires.

Depuis le premier choc, les gouvernements, architectes, écologistes, intellectuels, etc. vont commencer à questionner la façon dont vit la société pour pouvoir trouver des alternatives. De nouvelles énergies entrent en jeu, et d’autre part, du côté des architectes, le moyen de concevoir des bâtiments valorisant les énergies renouvelables tend à réduire la dépendance aux énergies fossiles. Cependant, cette évolution très lente sera due à l’absence de label et au prix coûteux des matériaux et mise en travaux.

Néanmoins, les architectes intègreront ces préoccupations écologiques à leur exercice lors de cette période. En 1973, l’architecte Vagn Korsgaard présente sa maison à énergie nulle à l’Université Technique Danoise à Copenhague. Parallèlement, en Allemagne, les premiers essais ont été réalisés par les architectes Hörster et Steinmüller avec la maison expérimentale Philips . De son côté, Thomas Herzog développe l’usage des nouvelles énergies dès 1974, influencé par des architectes états-uniens et scandinaves. En 1977 il conçoit la Greenhouse of house à Regensburg, en Allemagne, sa première réalisation passive. De même, les architectes du Bundesgartenschau 1985 à Berlin portent un engagement majeur envers l’architecture écologique et les énergies renouvelables.

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